Les Hommes du 147 Rif

Insigne de 147 Rif, Arthus Bertrand

Le 147 Régiment d'Infanterie de Forteresse

est le Régiment qui tenait les Blockhaus le long de la Meuse. Le 147 s'étend de Villers sur Bar à Angecourt.

Ce Régiment prendra le gros de la Percée de Sedan le 13 Mai 1940.

 

 

Extrait du Journal de Marche SHD Vincennes :

L’effectif total en officiers était, à la date du 10 mai 1940 de 76, soit un déficit de 23. Aucun renfort en officier ou hommes de troupe n’avait jamais été reçu du dépôt.

10-15 mai 1940 :

Bataille de Sedan Alerté dans la nuit du 9 au 10 mai, le Régiment prend ses dispositions de combat. La situation est la suivante :

      Le I/147 tient la ligne principale du S/Secteur d’Angecourt (aux ordres du Lt Colonel cdt le 295e R.I.

      Le II/147 tient la ligne principale du S/Secteur de Fresnois (aux ordres du Lt Colonel cdt le 147e R.I.F.

      Le III/147 tient la ligne principale du S/Secteur de Villers sur Bar (aux ordres du Lt Colonel cdt  le 331e R.I.

Dans la profondeur et jusqu’à la ligne d’arrêt de la 55e D.I. savoir :

      S/Secteur d’Angecourt          : 2 C.M. et (une fraction ?) de la CE et FV du 11eB.M.

      S/Secteur de Fresnois           : 1 Bataillon du 295e RI  et 1 Bataillon du  331e R

      S/Secteur de Villers sur Bar   : 1 CM et le reste de la CE et FV du 11e B.M et 1 Bataillon du 331e RI

 

Carte du 147 Rif (Don de M. Sauvage Jacky fils de Lucien Sauvage du 147Rif de Donchery)

  -------------------------------------------------------------------------------------------

 

 147 RIF, Bataillon N°1

 Sergent Joseph Boury

Petit Remilly

TRISTESSE

 Silence, prisonnier! Las...écoute ton coeur.

A l'arbre condamné, accorde le sursis,

Laisse tomber ton bras, la hache lourde aussi,

Ici, loin des regards, laisse couler tes pleurs.

 

Soldat, pourquoi pleurer? Et le soldat teuton

Tout près s'est arrêté. Sur la joue du vaincu

Son doigt s'est promené. J'ai trop longtemps vécu

A dit le prisonnier, la fierté dans le ton.

 

Hélas, j'ai tout perdu! J'avais là-bas en France

Un foyer, ma famille: deux enfants, une femme,

De ma vie ils étaient la lueur, mieux la flamme,

D'être séparé d'eux, comprends-tu la souffrance?

 

Un rire de bébé, c'était dans la maison

Un rayon de soleil, la douce récompense,

Sur le front de soeurette, un fin pli de souffrance,

C'était des commentaires, des nuits blanches sans raison.

 

On m'avait dit qu'ensemble on allait les défendre,

Que tout était prêt, les choses les plus futiles,

J'ai vu tomber mes frères, sacrifice inutile,

Nous étions tous trahis, il fallait bien se rendre.

 

Je pleure mon foyer, mes chéris, leurs souffrances,

Je pleure mes compagnons qui dorment dans le sang,

Je pleure mon honneur, en comprends-tu le sens?

Je pleure mon Pays, ma Patrie, notre France!

 

Samelow. 7 décembre 1940- 21 heures.

 

 Extrait de Poésie de Joseph Boury durant sa captivité, tiré de son ouvrage laissé à la famille, Don de la Famille Boury

 

  -------------------------------------------------------------------------------------------

 147 RIF, Bataillon N°2

Soldat Lucien Gorisse

 

Le soldat Gorisse était chargé d'amener les ordres de bloc en bloc sur le secteur du passage à niveau de Wadelincourt (Bloc 220).

Mort pour la France, le 13 Mai 1940.

 Voici quelques photos, don de la Famille...

  

 M. Boury en haut à gauche 

M. Boury, sa tombe, son casque..... 

 

 -------------------------------------------------------------------------------------------

 147 RIF, Bataillon N°3

Lieutenant Camille Drapier 

 

Don de la Famille Drapier

M. Depaquit, M. Drapier et M. Laridan

 

Extraits de lettre Archives du SHD Vincennes

      En face de moi, au Nord de la MEUSE, sur la route de MONTIMONT, j’assiste au débarquement de camions d’éléments allemands nombreux : je téléphone pendant une heure en vain pour obtenir l’artillerie. Je vois arriver un seul obus. Nos canons survolés et attaqués sans répit par l’aviation sont muets...

      Alors très nettement je vois les chars allemands s’embusquer autour de DONCHERY et dans DONCHERY. Notre casemate de 75 ouvre le feu et tire 50 obus à toute volée. Les chars ripostent du village, tirent d’abord très court, mas un gros char réussit au 4ème coup à placer un obus au but. Le S-Lieutenant de la casemate est tué. Le tir est  néanmoins repris, mais cette fois 10 chars au moins s’en prennent à la casemate : c’est fini. Dans la plaine de DONCHERY les chars arrivent de partout : il y en a peutêtre une centaine embossés dans les jardins de DONCHERY, derrière la voie ferrée du défilement de tourelle. D’autres commencent à noyer de projectiles mon observatoire.

  

 

 

 Blockhaus 102 Fosse Colin Noizet et son observatoire

 Collection S. Montani

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 votes. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (3)

1. bertoletti 03/04/2011

Bonjour

J'ai eu l'occasion de lire les mémoires de Mr Boury laissées à ses petits enfants et dans lesquelles j'ai eu l"impression qu'il parlait de mon Papa dans les bois de la Marfée à Bulson
Pouvez vous me dire comment je peux le retrouver
Mille merci
Mme Bertoletti

Voir plus de commentaires
Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site